Diagnostic PCB.

Les polychlorobiphényles également appelés biphényle polychloré sont des substances chimiques synthétiques. Ils font partie des polluants organiques persistants, difficilement dégradables.
En raison de leur nocivité pour l’homme et pour l’environnement, La Suisse a interdit l’utilisation des PCB dans les systèmes ouverts en 1972. Une interdiction générale a suivi en 1986.

Une absorption massive de PCB s'accumulent dans les tissus graisseux et peut conduire à une acné chlorique, une pigmentation de la peau, des dommages sur le foie, la rate et les reins, un affaiblissement du système immunitaire et pour de très grande doses, des troubles neuronaux et des risques accrus de fausses couches

Les PCB étaient principalement utilisés pour isoler des condensateurs et des transformateurs, mais aussi à titre d’additifs dans l’huile hydraulique ou dans des vernis, résines, plastiques, encres d’imprimerie, colles et autres masses d’étanchéité des joints.
La majorité des grands condensateurs et transformateurs concernés ont été répertoriés puis éliminés. Les PCB sont toutefois encore présents dans certains joints, peintures et vernis. Les matériaux d’étanchéité des joints (joints de séparation, de raccord, d’éléments et de contraction) sont la principale source de PCB à l’intérieur des bâtiments. La moitié des immeubles construit entre 1955 et 1975 sont concernés (constructions à ossature et par éléments).

La présence potentielle de PCB est évaluée sur la base du mode de construction, des dates de construction et de remplacement des joints et des documents de construction.

S’il existe un risque que les joints du bâtiment contiennent des PCB, et que le bâtiment est fréquemment occupé, on les soumet à des analyses chimiques. Si les analyses révèlent un risque de pollution de l’air ambiant, on procède à une analyse du taux de PCB.
Lorsqu’il existe un risque que les joints d’un bâtiment à rénover, transformer ou à détruire contiennent des PCB, il est obligatoire de procéder à une analyse desdits joints avant les travaux (conformément aux législations sur le travail et la protection de l’environnement). Sinon, les travaux d’assainissement et de déconstruction peuvent menacer la santé des ouvriers, des occupants alentours, et des futurs occupants du bâtiment.

Diagnostic peintures au plomb.

Elles sont officiellement interdites depuis 2006 mais on peut encore observer une présence importante de revêtements muraux potentiellement toxiques dans notre parc immobilier.
Deux tiers des bâtiments d'avant 1950 sont concernés, ainsi que 20 à 30% des bâtiments construits depuis.

Le plomb est un toxique connu depuis longtemps. Absorbé à forte dose, il peut se fixer dans l'organisme et est à l'origine du saturnisme, une intoxication difficile à identifier, car ses symptômes sont peu spécifiques, maux de tête, insomnies, vertiges, etc...
Les toxiques affectent tout d'abord les enfants de moins de 7-8 ans avec l'apparition de troubles psychomoteurs (retard intellectuel, agitation, irritabilité, troubles du sommeil, etc...), physiologiques (retard de croissance, anémie, atteinte rénale, etc...). Le retard intellectuel du a des toxiques est irréversible

Dès l'apparition de symptômes ou la présence d'un doute sur une peinture ancienne et en mauvais état, il vaut mieux garantir votre sécurité, votre santé et celles de gens qui vous entourent par le biais d'une analyse.

peinture au plomb peinture au plomb

Diagnostic Radon.

Le radon est un gaz noble radioactif qui se forme naturellement dans le sol suite à la désintégration de l'uranium. Il se propage dans des sol perméables, poreux et fissurés. (cavités, crevasse, éboulis...)
Le radon s'infiltre depuis le sol dans les bâtiments, par des zones non ou peu étanche et peut conduire à une pollution de l'air intérieur. Sa propagation dans les étages supérieurs est assuré par l'effet cheminée, la montée de l'air chaud entraîne une dépression très faiblement perceptible aux étages inférieurs mais suffisante pour générer son aspiration. Cet effet est amplifié par le chauffage et les ventilateurs.

D'un point de vue médical le radon est la deuxième cause de cancer du poumon et est responsable d’environ 40% de l’irradiation dont est victime la population suisse. Le radon est reconnu comme la première substance cancérigène présente dans les habitations.

La concentration en radon peut être aisément mesuré en plaçant judicieusement quelques dosimètres dans différentes pièces habitées de la maison.

Pour plus d'informations sur la mesure du radon, voir dans mesure du radon de l'OFSP

radon radon

Et aussi COV, HAP...